
Cette série fait suite à celle d’Off Campus, qui m’a tenue en haleine en juillet-août, après la diffusion de la première saison télévisée sur Prime, en mai dernier.
Les quatre tomes mettent en avant des personnages secondaires. Certains ont marqué les esprits, d’autres un peu moins. J’ai pourtant été conquise par la plupart d’entre eux.
The Chase

Résumé
On dit que les opposés s’attirent, et Summer en est la preuve : rien ne devrait la pousser vers Colin Fitzgerald, intello tatoué, amateur de jeux vidéo et joueur de hockey qui la croit volage et superficielle. Fitz, lui, doute que cette fille solaire et sûre d’elle soit celle qu’il lui faut. Pourtant, il va falloir s’y faire : ils sont colocataires ! Summer parviendra-t-elle à trouver sa place parmi les trois sportifs avec qui elle partage désormais la maison ?
Mon avis
Ce premier tome suit Summer, la sœur de Dean. Elle apparaissait déjà dans les tomes d’Off Campus, où l’autrice nous avait laissé entrevoir son attirance pour Fitzgerald.
Le livre est intéressant, car il aborde en partie les difficultés d’apprentissage de personnages dys ou TDAH, entre autres.
Il montre aussi que grandir dans un milieu très aisé ne rend pas forcément la vie facile. Summer vient d’un monde privilégié, mais on lui a appris à se surpasser plutôt qu’à vivre uniquement des avantages de sa fortune. Le contraste est frappant avec l’entrepreneur milliardaire que Fitz rencontre lors de son entretien d’embauche : lui a perdu tout sens de l’humanité à cause de sa renommée et de sa richesse.
Enfin, même si le sujet n’est pas assez développé vers la fin, le harcèlement sexuel y trouve sa place, à travers un professeur plus que douteux. Le roman effleure (trop) légèrement des situations de plus en plus dénoncées.
The Risk

Résumé
Brenna passe pour une mauvaise fille : elle ne se laisse jamais marcher sur les pieds et se moque de ce que pensent les gens. Mais de là à fréquenter l’ennemi ! Fille de l’entraîneur de Briar, elle serait vilipendée si elle sortait avec un joueur de l’équipe rivale. Pourtant, pour décrocher un stage très convoité, elle a besoin de Jake Connelly, attaquant vedette de Harvard, arrogant et exaspérant… et tellement attirant. Il accepte de jouer son faux petit ami, mais pour chaque faux rendez-vous, il en veut un vrai. Pour Brenna, tomber amoureuse de lui est le seul risque qu’elle refuse de prendre.
Mon avis
Brenna est la fille du coach de hockey Jensen de Briar. Elle ne veut pas trop s’attacher aux garçons et préfère les histoires d’un soir. Sans se l’avouer, elle est attirée par Jake Connelly, capitaine de l’équipe de hockey de Harvard, rivale de Briar. Leurs deux coachs ne s’entendent pas non plus.
Chaque rencontre donne lieu à des piques entre eux, mais attise aussi leur attirance. De fil en aiguille, ils s’apprécient au point de se confier leurs secrets.
Le passé de Brenna l’a beaucoup marquée et a forgé son caractère. Elle s’est construit une barrière émotionnelle qui donne l’impression d’une personne froide et égoïste. Jake, de son côté, se concentre sur son sport et n’a aucune intention de se laisser perturber par une femme, jusqu’à l’arrivée de Brenna.
J’ai apprécié cette histoire, sans pour autant m’emballer. En dehors de Summer, Hollis et Brooks, aucun des personnages précédents de la série n’est présent. Les joueurs qui avaient marqué leurs équipes semblent vite oubliés, ce qui paraît logique, puisqu’ils ne font que passer quelques années à l’université.
The Play

Résumé
Cette année, Hunter a pris une décision : renoncer aux femmes. L’an dernier, sa vie amoureuse l’a distrait et lui a coûté sa saison de hockey. Son équipe passe désormais en premier. Mais ces bonnes résolutions vont être difficiles à tenir : il se retrouve en binôme avec une fille hyper sexy sur un projet d’université. Une bavarde invétérée, qui a beaucoup d’arguments pour elle et qui est déterminée à faire ressortir son côté sauvage…
Mon avis
Hunter a fait vœu de chasteté l’année précédente, après avoir été blessé lors d’une finale à cause d’un adversaire jaloux. Lors d’un cours de psychologie, il est associé à Demi pour un travail de groupe.
Leur relation commence doucement, puis devient amicale. Ils se lancent des vannes et finissent par se confier, à travers leur projet.
Demi est en couple, mais elle apprend que son copain l’a trahie à plusieurs reprises. Pendant sa période de consolation, elle se dit qu’il lui faut un autre mec et jette son dévolu sur Hunter, parce qu’elle en pince pour lui. Mais comment lui faire rompre son vœu ? Tout en douceur, consentement oblige, elle parvient à le faire craquer. C’est là que commence leur relation. Ils se soutiennent au quotidien, mais aussi dans leur projet.
On rencontre aussi les parents de Demi. Son ex est un ami d’enfance, et les deux familles s’entendent très bien. Malgré l’infidélité, ils aimeraient qu’elle se remette avec lui, pour ne pas bouleverser les réunions et les repas de fin d’année. Elle doit donc les convaincre que celui qu’elle veut, c’est Hunter, dont le statut de joueur de hockey les inquiète un peu. Elle doit aussi les convaincre de son changement d’objectif professionnel, ce qui n’est pas si facile. Pourtant, comme souvent chez Kennedy, les obstacles se règlent en un tournemain : pas besoin de grand drame pour conclure positivement.
Un clin d’œil à Hollis et Rupy vient clore le roman. Comme leurs amis, je ne comprends pas vraiment leur relation.
The Dare

Résumé
Taylor espérait que l’université l’aiderait à surmonter son complexe de vilain petit canard. Elle se retrouve dans une sororité pleine de filles odieuses et, quand ses sœurs Kappa Chi lui lancent un défi, elle ne peut pas se défiler : séduire la nouvelle recrue de l’équipe de hockey, Conor Edwards, le mec le plus sexy du campus. Contre toute attente, il décide de faire semblant de s’intéresser à elle pour ridiculiser ses ennemis. Mais plus la ruse dure, plus le danger est grand que tout explose.
Mon avis
Ce quatrième tome clôt la série Briar University. Le couple réunit Taylor, complexée par son physique, et Conor, que l’on a déjà croisé dans les tomes précédents. Beau gosse et playboy, il se prête au jeu quand Taylor a besoin de lui pour son défi.
Tous deux manquent de confiance en eux, chacun compense à sa manière. Mais Conor sort de son image en tombant sous le charme de Taylor et tente de lui faire comprendre qu’elle doit croire davantage en elle.
L’histoire comporte plus de drames que dans les autres tomes. La sororité n’est pas aussi soudée qu’elle en a l’air, avec des querelles infantiles, mais ses membres se serrent les coudes quand l’une d’elles est mise en danger à son insu par la diffusion d’une vidéo intime. Les hockeyeurs sont tout aussi solidaires : gare à ceux qui s’en prennent à l’un des leurs ou à leur copine.
La relation avec le beau-père de Conor se renforce alors qu’elle aurait pu tourner au conflit. Taylor est aussi bien entourée, avec un réseau prêt à la défendre contre ceux qui ont cherché à l’humilier.
Ce que j’ai trouvé choquant, c’est d’apprendre, d’après la note de l’autrice, qu’au moment de l’écriture le Massachusetts n’avait pas de loi sur le « revenge porn ». Diffuser sans consentement une vidéo intime n’était donc pas un crime, alors que voler un téléphone pour accéder à des fichiers privés en est un. La situation a depuis évolué : l’État a adopté en juin 2024 une loi contre la diffusion non consentie d’images intimes (An Act to Prevent Abuse and Exploitation), et une loi fédérale (Take It Down Act) est venue s’y ajouter en 2025.
Conclusion
Briar University n’a pas la même place dans mon cœur qu’Off Campus, mais elle m’a offert exactement ce que j’attendais : retrouver l’univers d’Elle Kennedy, ses ambiances de campus, ses équipes de hockey soudées et ses couples qu’on a envie de voir se former. Chaque tome m’a permis de découvrir de nouveaux personnages, avec leurs failles et leurs doutes, et de m’y attacher.
J’ai surtout aimé que, derrière la romance, certains livres abordent des sujets plus sérieux : les troubles d’apprentissage, la pression sociale, le manque de confiance en soi, le harcèlement ou la diffusion d’images intimes. Même quand ils sont effleurés, ils donnent un peu de relief à des histoires qui se lisent d’une traite.
Quatre tomes, quatre duos, et le plaisir de croiser de temps en temps des visages déjà connus : c’est une série idéale pour prolonger l’été et, pour ma part, une lecture que je referme avec le sourire.