Ceux qui ont dit ‘Non’ – Collection jeunesse

J’ai découvert récemment une petite collection d’Actes Sud Jeunesse, Ceux qui ont dit non, consacrée à des personnalités qui se sont battues pour des causes importantes.

Elle s’adresse aux lecteurs à partir de 13 ans. Chaque volume s’ouvre sur une courte biographie, centrée sur les moments marquants de la vie du personnage. Il se termine par une présentation brève d’autres figures qui ont défendu la même cause.

Pour l’instant, j’ai lu deux titres : Joséphine Baker, Non aux stéréotypes et Joan Baez, Non à l’injustice.

Joséphine Baker, Non aux stéréotypes – Elsa Solal

Joséphine Baker (1906-1975), née à Saint Louis dans le Missouri, est restée dans les mémoires pour ses spectacles sur scène, notamment sa fameuse ceinture de bananes. Elle a joué un rôle dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Grâce à sa notoriété, elle a aussi lutté contre le racisme et pour l’émancipation des Noirs. En 2021, elle devient la sixième femme et la première femme noire à rejoindre le Panthéon.

Je l’ai découverte lors de ma visite de son château des Milandes (Dordogne). Ce livre, sans prétention, retrace les grandes lignes de sa vie, des bas-fonds de Saint Louis jusqu’à son expulsion des Milandes. On y retrouve surtout le grand cœur qui l’a poussée à se battre jusqu’au bout.

La fin du livre propose une courte analyse des stéréotypes dont sont victimes les minorités. C’est une lecture accessible, qui donne envie d’en savoir plus.

Joan Baez, Non à l’injustice – Murielle Szac

Joan Baez (née en 1941) est une figure emblématique de la période hippie et des manifestations contre la guerre du Vietnam. Elle a défendu, tout au long de sa vie et à travers le monde, les minorités et les victimes d’injustices.

Je l’ai découverte grâce au biopic sur Bob Dylan, Un parfait inconnu, sorti en 2025. Je ne connaissais que vaguement quelques-unes de ses chansons. Ce petit livre permet de comprendre qui elle est. Il pourrait aussi s’intituler « Oui au pacifisme » : Joan a combattu les injustices de son pays, mais aussi celles d’autres pays, principalement ceux soumis à une dictature. À la fin de sa biographie, l’autrice cite d’autres personnalités engagées contre l’injustice.

Je me suis posée une question après la lecture : aujourd’hui, il paraît presque impensable de revivre des mobilisations de cette ampleur, même si certains groupes aux États-Unis tentent de le faire. Les armes pacifiques ont changé, et j’aurais aimé que le livre le montre plus explicitement.

Et la suite

Deux autres volumes m’attendent : Simone Veil, Non aux avortements clandestins et Gisèle Halimi, Non au viol. Je reviendrai en parler une fois lus.

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