
A la découverte des vieilles ruelles d’Edimbourg : musées, shopping et cocktail. Une journée bien remplie et de belles découvertes.
En route pour Old town
La nuit a été un peu agitée : chaleur, changement de lit, et les secousses du tram qui passe à proximité, suffisamment perceptibles pour troubler le sommeil. Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel avant de démarrer. Le Haymarket propose deux formules : un buffet classique et une carte avec des plats écossais. J’ai opté pour le buffet ce matin-là — une valeur sûre pour bien commencer la journée.
Nous partons à pied vers Old Town. Environ 25 à 30 minutes de marche sous un ciel bleu légèrement voilé. En longeant les jardins de Princes Street, quelques affichettes rendant hommage à des Iraniens tués lors des manifestations en janvier dernier sont accrochées aux grilles.
Le château apparaît en hauteur, posé sur sa falaise. Imposant sur le papier, plus familier en vrai. Le soleil étant derrière lui, il se devinait plus qu’il ne s’imposait.. On passe devant la National Gallery of Scotland — on n’aura pas le temps de la visiter de tout le séjour, ce qui restera un regret — puis on emprunte un premier escalier qui nous dépose au pied de Mary King’s Close.

The real Mary King’s close
Mary King’s Close est l’une de ces ruelles qui ont disparu sous Édimbourg. Enfouies au XVIIIe siècle lors de la construction du Royal Exchange — aujourd’hui le City Chambers — puis en partie rasées avec le percement de Cockburn Street, ces closes constituaient un quartier dense et populaire, plongeant vers le loch où s’écoulaient les déchets. Pas de sanitaires, des rues étroites encaissées entre de hauts bâtiments, habitées principalement par des marchands. Le dernier résident a quitté les lieux en 1902. Il faudra attendre 2003 pour que le site ouvre au public.
La visite dure environ une heure. Nous avions un audioguide en français, mais le son était si fort qu’on se dépêchait de l’écouter avant qu’Emerit, notre guide, ne prenne la parole — pour avoir un temps d’avance sur ce qu’elle allait nous raconter. Habillée en costume d’époque, elle nous a promenées à travers le XVIIe siècle avec une clarté qui rendait l’audioguide presque superflu.
Une heure passée à déambuler dans l’histoire, et franchement, ça vaut le détour. Une réserve cependant : à déconseiller aux jeunes enfants et aux personnes sensibles. Les passages sont étroits et sombres, et certaines mises en scène sont franchement glauques — dont une chambre où des mannequins représentent des pestiférés.

| Informations pratiques |
|---|
| 🔗 https://www.realmarykingsclose.com. Réservation obligatoire (places limitées) Visite guidée |
Ballade dans le Old town
Après Mary King’s Close, nous avons remonté High Street, bordée de boutiques touristiques vendant whisky, cachemire et autres babioles à l’effigie de l’Écosse. J’y ai trouvé un livre de yoga pas comme les autres : 🎥 chaque posture y est démontrée par un professeur en kilt. 🔗 https://www.finlay-wilson.com

Nous avons ensuite descendu Mary’s Street avant de bifurquer à droite dans Cowgate St. pour rejoindre Grassmarket par le bas.
Sur le chemin, une œuvre contemporaine attirait l’œil si on pensait à regarder vers le haut: des chaussures à lacets accrochées à des fils tendus, qui traversaient la rue d’un bord à l’autre.

Après le déjeuner où nous avons dégusté une pomme de terre fourrée cuite au four, nous avons rejoint le 🔗 Writers’ Museum, consacré aux grands noms de la littérature écossaise : Robert Burns, Walter Scott et Robert Louis Stevenson. L’entrée est gratuite — comme beaucoup de musées à Édimbourg. Quelques gravures, des manuscrits, des objets personnels. J’ai découvert Robert Burns, que je ne connaissais pas du tout.

Ensuite, direction Victoria Street. J’avais en tête l’image que m’en avait donnée 🔗 Noël à la charmante librairie de Jenny Colgan, dont l’héroïne gère une vieille librairie. La rue est jolie, mais moins pittoresque que je ne me l’étais imaginée. On y trouve notamment un café qui reconstitue la façade de The Elephant House, le café sur George IV Bridge où J.K. Rowling a commencé à écrire Harry Potter — l’original a brûlé en 2021. Une boutique Minalima s’y trouvait également : cette édition avait produit les trois premiers tomes des éditions illustrées de Harry Potter. Plus loin, un magasin dédié aux produits dérivés Harry Potter — c’est là que j’ai acheté le quatrième tome illustré.

Avant de repartir, pause goûter : un taiyaki en forme de vache écossaise, fourré aux haricots rouges, acheté à un food truck coréen.
Greyfriars Kirkyard
Nous rejoignons ensuite Greyfriars Kirkyard, le cimetière qui aurait inspiré à J.K. Rowling plusieurs noms de personnages — dont celui de Tom Riddle, dont nous trouvons la stèle. L’atmosphère est un peu lugubre parmi les vieilles pierres, les inscriptions effacées, le silence pesant. On y trouve aussi la statue de 🔗 Greyfriars Bobby un petit terrier skye resté fidèle sur la tombe de son maître jusqu’à sa mort — une histoire qui n’est pas sans rappeler celle d’Hachiko à Shibuya, mais plus ancienne encore.

Nous longeons ensuite l’université jusqu’aux Meadows. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous nous asseyons sur un banc mais le vent nous a empêché de profiter de la fin de la journée ensoleillée. Nous reprenons le chemin vers la Old Town en prenant Nicolson Street.
Cocktail Geek
Le soir, nous réservons une table 🔗 Cocktail Geek. En attendant, retour à l’hôtel pour souffler un peu, prendre une douche et manger un sandwich ramené du supermarché. Puis à 21H15, nous allons au bar. Ce dernier renouvelle entièrement sa thématique tous les quatre mois. Jusqu’au 19 avril, le thème était Ghibli.
Le Cocktail Geek vaut le détour. Je commande le Nightwalker, inspiré de Princesse Mononoke. La présentation est soignée : une base brune évoquant Lady Eboshi, surmontée d’une mousse de tzatziki censée représenter la forêt et l’emprise du loup sur elle. Déroutant à la première gorgée — le tzatziki prend toute la place en bouche, puis s’efface progressivement pour laisser l’alcool s’exprimer. Ce qui reste ensuite, c’est une impression de terre, de mousse, de forêt. Le cocktail raconte vraiment le film.

Aide à la relecture et structure : mammouth.ai