Stepbrother : Ne me tente pas – Sonia Eska

Premier roman de cette autrice française. Une romance sur l’attirance entre demi-frère et demi-sœur par alliance avec comme toile de fond, la difficulté de faire confiance à nouveau après un abandon.

Résumé

Depuis que sa mère est partie, Maze lui en veut à mort. Alors quand celle-ci l’invite à rencontrer sa nouvelle famille, elle voit rouge.

Rien ne se passe comme prévu : sa mère est adorable, son nouveau mari charmant, ses demi-frères accueillants… surtout Cassius. Sexy, sûr de lui, taquin, il s’amuse à la pousser dans ses retranchements et à la faire sortir de ses gonds.

Rien n’est possible entre eux, au risque de mettre en péril le fragile équilibre familial. Et pourtant, le goût de l’interdit n’a jamais été aussi savoureux…

Mon avis

Découverte de ce livre au hasard, je n’ai pas été déçue de ma lecture.

Maze est une jeune femme perturbée par l’abandon de sa mère quand elle était adolescente. Éduquée par un père qui n’a jamais caché sa haine envers son ex-femme, elle grandit dans le ressentiment.

Devenue adulte, elle décide de renouer avec sa mère, dont le nouveau mari a de son côté deux garçons. Elle qui pensait les détester par devoir envers son père se rend compte qu’elle apprécie le soutien et la joie de vivre de cette nouvelle famille. Pourtant, elle se referme sur sa tristesse et son passé, et refuse de nouer des liens.

En arrière-plan se dessine aussi la relation entre Maze et Cassius. Il perçoit rapidement que son sarcasme et son air dédaigneux ne sont qu’une façade, une manière de se protéger. Elle le trouble comme personne ne l’a fait avant lui, mais elle refuse de céder : parce qu’il est son demi-frère par alliance, et qu’elle ne veut pas fragiliser ce qu’elle commence tout juste à reconstruire avec sa mère.

Tout le livre est tourné vers Maze et son problème d’acceptation. Elle peut sembler égoïste, froide, mais elle traîne en réalité une dépression depuis le début, qui la fera tomber avant de lui permettre de rebondir.

Les relations familiales, et surtout la toxicité d’un parent, sont mises en avant : celui qui souffre le plus dans tout ça est toujours l’enfant, et les séquelles peuvent durer jusqu’à l’âge adulte, au point de détruire toute autre relation possible.

C’est sans compter sur l’amour, qu’il soit maternel ou amoureux.

Bibliographie

Aide à la relecture et structure : mammouth.ai

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