
Résumé
Kilomètre zéro est un roman qui explore la pleine conscience à travers le parcours de Maëlle, directrice financière parisienne, pour qui le travail est une obsession. Contactée par son amie Romane, elle part au Népal récupérer un livre censé l’aider à surmonter son cancer. Réticente, Maëlle découvre un univers aux antipodes de sa vie trépidante. Les rencontres qu’elle y fait l’amènent à questionner ses barrières intérieures et sa quête de bonheur.
Mon avis
Maëlle incarne une caricature : dès qu’elle sort de sa zone de confort, ses réactions sont prévisibles – colère, suspicion, repli sur soi. Elle n’est pas là pour qu’on s’y attache comme aucun autre personnage de ce roman. En fait, elle sert de point d’ancrage pour l’auteure. Son évolution, fulgurante en quelques jours, contraste avec la réalité d’un travail sur soi, souvent long et semé de rechutes. Pourtant, grâce à cette rapidité narrative, l’auteure illustre, par des images fortes, les principes de la pleine conscience. Les lecteurs déjà familiarisés avec cette philosophie y trouveront des échos profonds, tandis que les néophytes pourraient rester en retrait.
Les rencontres qu’elle fait lors de son voyage servent toutes le même objectif, l’amener à s’interroger sur ce qui est le plus important pour elle, à se poser enfin pour ouvrir son regard vers un monde nouveau.
Ce livre m’a touchée d’autant plus qu’il m’a été offert par une amie chère ayant traversé des épreuves. Les métaphores de Shanti résonnent avec ma propre pratique (bien que légère), même si la transformation de Maëlle semble idéalisée.
L’ouvrage s’adresse aux personnes qui ont déjà lu des articles sur le sujet sans l’avoir approfondi et qui cherchent des réponses sans oser franchir le pas. Un roman à partager, pour éveiller des consciences et inspirer des changements — même si, dans la vie, ceux-ci prennent souvent plus qu’une semaine.
Citations
« Chaque instant que tu perds à être malheureuse ne te sera jamais rendu, tu sais où commence ta vie, mais pas quand elle s’arrête. Une seconde vécue est un cadeau que nous ne devons pas gâcher. Le bonheur se vit maintenant. Si tu penses qu’ici est une obligation, tu vas vivre des moments difficiles ces prochaines heures car la montagne est un miroir géant, elle est le reflet de ton âme… Le reflet de ton état d’être, tu as le choix de saisir l’opportunité qui t’a offert d’expérimenter ce voyage autrement en arrêtant de comparer ce que tu es, ce que tu sais, ta culture, ton niveau de vie, ton confort. si tu acceptes d’observer, sans juger avec un regard neuf, en oubliant tout ce que tu as déjà vu alors, malgré tout ces différences, tu découvriras un renouveau dans lequel tu pourras prendre un plaisir supérieur à celui que tu connais. » Maya. p 47
« La nouveauté fait peur à l’ego qui critique et se sert de tes facultés mentales pour comparer afin de se rassurer en te ramenant dans sa zone de connaissance. Ce que te propose Maya est un très bon exercice. Oublie tout ce que tu as appris implique qui ne t’es plus possible de rapprocher quoi que ce soit. Tu restes ainsi en observatrice de ce que tu vois. Tu ne peux plus juger puisque rien d’autre n’existe de ce qui est. Il n’y a plus de connu ou d’inconnu, il n’y a que des images qui passent devant tes yeux
— Et à quoi ça sert ?
— À ne pas te laisser envahir par des pensées polluantes qui t’empêchent d’apprécier le moment présent. Lorsque tu les élimines, plus rien ne peut atteindre ton bien-être. N’est-ce pas un bel objectif de se sentir bien à chaque instant ? » Shanti. p.62
« Vivre l’instant présent avec des yeux neufs.
Se rendre compte que seuls deux sentiments existent : la Peur ou l’Amour.
Le seul coupable de notre souffrance c’est nous.
Ce qui peut sembler négatif ne l’est peut-être pas.
Choisir ses priorités et s’assurer que ses pensées sont dans cet axe en observant ces automatismes.
Rassurer son enfant intérieur lorsqu’il panique.
Distinguer les messages qui émane du cœur de ceux qui viennent de l’ego.
Supprimer les armures, qui ne protègent qu’en surface, mais finissent par étouffer.
Revenir à l’essentiel.
S’envoler légère en étant soi-même. » p. 152