Le Petit Trianon et le Hameau de la Reine

Petit trianon coté jardin français

Dernière partie de notre visite au domaine de Trianon : le Petit Trianon et le Hameau de la Reine.

Pavillon français

Par le jardin privé du roi du Grand Trianon, nous traversons un pont jusqu’au Pavillon français. De forme octogonale, nous ne pouvions en voir l’intérieur que par les grandes fenêtres. Ce bâtiment, créé par Louis XV vers 1750, était utilisé pour des fêtes musicales, des jeux et autres divertissements. Je ne me suis pas attardée devant le second pavillon, dit Pavillon frais, détruit au XIXe siècle et reconstruit dans les années 1980.

Un jardin à la française l’accompagne jusqu’au Petit Trianon. L’accès au petit château n’est pas évident depuis ce point : il faut en faire le tour par l’arrière pour arriver dans la cour.

Allee du pont du Trianon vers le petit trianon. Pavillon français et frais

Le petit Trianon

Le Petit Trianon est construit dans les années 1760 pour Mme de Pompadour, qui n’en verra pas la finition. Il est ensuite occupé par Mme du Barry avant d’être offert par Louis XVI à Marie-Antoinette. Vidé à la Révolution française et transformé en auberge, il est réhabilité sous Napoléon Ier, devient un musée impérial, puis passe entre les mains de Louis-Philippe avant d’être transformé en musée par l’impératrice Eugénie.

Petit trianon, chiffres de Marie-Antoinette, Statue exterieure, cheminée, salle de billard, décor escalier

La petitesse du manoir en fait un château agréable à vivre. Bordé de jardins et de bois, il est suffisamment isolé pour constituer ce refuge privilégié qu’affectionnait Marie-Antoinette, qui aimait s’y retrouver avec ses enfants. Tout le rez-de-chaussée et le premier étage sont accessibles. Malgré des meubles qui ne sont pas tous d’époque, on y trouve quand même quelques traces de Marie-Antoinette avec ses chiffres sur la rampe d’escalier. La chambre à coucher de la Reine conserve encore une partie de son mobilier d’origine, dont le lit à baldaquin, ainsi qu’un cabinet de toilette assez étroit. Quelques peintures datant de Louis XV ornent les murs de la grande salle à manger.

Salle à manger, salle de musique, cheminée, chambre de la reine, toilette, fauteuil

Parc et jardin

Pour rejoindre le Hameau, nous traversons le jardin et le parc aménagés par Marie-Antoinette. Le petit lac, bordé par le rocher et le belvédère, est idéal pour de belles photos sous le soleil. Nous n’avons pas pu visiter le théâtre, accessible uniquement sur réservation.

Belvédère, rocher, lac

Le hameau de la Reine

Nous arrivons au Hameau du côté de la ferme, accueillis par des poneys et des chèvres. La visite des bâtiments n’est qu’extérieure — l’intérieur de la maison se visite uniquement sur rendez-vous. Dommage. Nous contournons la laiterie de propreté, la tour de Malborough — dont le nom vient de la chanson populaire Malbrough s’en va-t-en guerre —, le colombier et la maison des gardes. Tous les espaces sont entourés de petits jardins potagers, comme à l’époque.

Maison de la reine, hameau, moulin, ferme, tour

Nous terminons la visite par le Temple de l’Amour.

Temple de l'amour, statue

Notre journée versaillaise se termine alors que la pluie commence à tomber. C’est sous le déluge, et avec beaucoup d’embouteillages dus à des accidents, que nous quittons la région parisienne.

Conclusion

Ce fut un séjour agréable à faire avec les enfants. Je suis contente de l’avoir vécu alors qu’ils sont grands ados et jeunes adultes — ils ont pu apprécier la beauté des lieux, et surtout la marche, car Versailles et Trianon sont deux domaines particulièrement énergivores en distance. Malgré le froid, le soleil nous a accompagnés dans nos balades à travers jardins et parcs. La saison ne nous a pas offert beaucoup de couleurs, mais c’était agréable quand même.

Informations pratiques

🔗 Fascicule du domaine de Trianon

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