Toute résistance serait futile – Jenny T. Colgan

fond jaune pâle orné d’illustrations stylisées (mouton souriant, planète à anneaux, étoiles, biscuits, théière rose, piano noir, comètes). Le titre est écrit en gros caractères colorés (bleu, rouge, vert), avec la mention Par l’auteure de La Petite Boulangerie du bout du monde en bas. Logo de l’éditeur Milady en bas à droite.

Entre science-fiction, drame humain et critique du monde académique, ce roman indépendant explore l’empathie face à l’inconnu.

Résumé

Connie, mathématicienne brillante, arrive à Cambridge persuadée d’y enseigner. Elle découvre rapidement qu’elle n’est pas la seule à avoir reçu cette promesse. Réunis dans un sous-sol austère de l’université, plusieurs chercheurs doivent travailler ensemble au décryptage d’un message mystérieux d’origine inconnue.Parmi eux, Luke semble détenir des informations que les autres ignorent. Alors que les tensions montent et que les rivalités intellectuelles s’exacerbent, le meurtre du directeur du département vient bouleverser l’équilibre fragile du groupe.

Ma lecture

Cette histoire s’éloigne clairement de l’univers habituel de Jenny T. Colgan, tel que je l’ai découvert dans L’Hôtel au bord de l’eau ou La petite librairie. Il s’agit ici d’un roman indépendant. En version originale, Resistance Is Futile (2015) se situe dans une phase dite de « milieu de carrière » de l’autrice : après ses premières comédies romantiques des années 2000 et les débuts de séries comme Cupcake Café (2011–2012), mais avant l’essor de ses grandes sagas « feel good », comme La petite boulangerie du bout du monde (2014 en VO) ou les cycles écossais à partir de 2016.

Ici, pas de descriptions de l’Écosse ni de chronique chaleureuse du quotidien d’un village, à moins de considérer le groupe de scientifiques comme une communauté à part entière, réunie par la recherche et par ses propres codes.

Connie est un personnage marqué par un certain mal-être. Toujours dans le dépassement de soi, elle semble avoir du mal à trouver sa place. Ses petites manies, liées à son intelligence hors norme, sont autant de stratégies pour affronter le quotidien. Elles rendent le personnage crédible et attachant, sans jamais tomber dans la caricature.

Entre les excentricités des mathématiciens, leurs relations parfois tendues entre eux et avec leur hiérarchie, le message intergalactique à décoder et le meurtre du directeur du département, le récit entraîne le lecteur dans une découverte qui défie les connaissances actuelles de l’univers. Le mélange entre intrigue scientifique et drame humain fonctionne et maintient l’attention.

La relation entre Connie et Luke se construit progressivement. Ils tentent de se comprendre, une étincelle naît, discrète mais essentielle. Ensemble, ils défient les règles établies pour tenter de sauver le jeune homme d’un destin qui semble déjà scellé.C’est un roman qui parle de compréhension, de soutien et d’acceptation, et montre comment l’absence d’empathie, humaine ou extraterrestre, engendre partout les mêmes peurs et les mêmes réactions fermées, parfois si violentes qu’elles poussent à la fuite.

Conclusion

Un roman inégal, mais qui mérite le détour pour son audace et son regard acide sur le monde académique.

Bibliographie

Titre original : Resistance Is Futile
Date de sortie : 2015 (Rogers, Coleridge & White Ltd., Londres) – 2016 (Bragelonne, France)

Aide à la relecture et structure : mammouth.ai

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